Troisième livraison pour le combo rock britannique, délocalisé pour l'occasion à Berlin !
Vous y voyez une différence vous ?
À en voir l'absence quasi-totale d'innovation dans la musique des Rakes, on se demande quelle a été l'utilité de s'installer à Berlin pour enregistrer cet album ? Il semblerait que la capitale allemande, qui a autrefois vu défiler des personnes sympathiques comme Lou Reed, David Bowie ou Iggy Pop, n'ait pas bien marqué l'esprit de nos quatre anglais. Du coup, ce Klang ressemble comme deux gouttes d'eau aux précédents opus de la formation, Capture/Release et Ten New Messages.
Évoluant dans un style post-punk depuis sa formation en 2004, la bande des Rakes nous sert sur chaque disque une dizaine de morceaux urgents, défilant tous à un rythme effréné (durée maximale : 3min30), portés par des calvacades de guitares incives et des rythmiques mitraillettes. Malheureusement, il n'y a guère plus à signaler au niveau musical : toutes les pistes se ressemblent et, au cours de l'écoute, on revient souvent regarder la liste des titres, histoire de vérifier qu'il s'agit bien d'une chanson différente de la précédente. Le tempo varie rarement et Klang s'écoule d'une traite, comme une seule piste de 29 minutes.
Néanmoins, si tous les morceaux se ressemblent, cela n'enlève rien à leur efficacité. "You're In It", qui sonne comme les débuts des Strokes, envoie du lourd dès l'entame du disque, tandis que le single "1989", à l'image de "Open Book" sur leur premier album, se révèle très accrocheur, avec son refrain en "lalalalala" qui doit être jouissif en live. Justement, il est clair que The Rakes est un groupe fait pour le live, tous les morceaux possèdent un potentiel fédérateur idéal pour mettre le public dans sa poche, à coup de montées électriques et de breaks, double-breaks et triple-breaks successifs.
Toutefois, un album studio ne doit pas sonner comme un concert et c'est bien là que pêche Klang, affichant bien peu de finesse dans chacune de ses pistes. Seule la basse, bien que sans originalité, tire parfois son épingle du jeu, ainsi que le chant de Alan Donohoe, qui affiche des progrès évidents depuis Capture/Release.
En clair, Klang est un album à écoute unique car dès qu'on y revient, le rock urgentissime servi par les Rakes perd toute sa spontanéité et se révèle alors lourd et indigeste. Si le cocktail paraissait encore frais à l'époque de Capture/Release, aujourd'hui le revival post-punk a perdu tout son souffle.
Verdict : 2,5/5
"1989"
Myspace
vendredi 17 avril 2009
M73 - The Rakes : "Klang"
jeudi 9 avril 2009
M72 - Yeah Yeah Yeahs : "It's Blitz !"
Retour des trublions new-yorkais pour un troisième album qui cède aux sirènes de l'électronique.
On les a découverts à l'aube des années 2000 grâce à quelques singles ravageurs, portés par les riffs gras de Nick Zinner, l'urgence punk de Brian Chase et la voix étincelante de Karen O. Puis, encensés par tous en 2003 pour leur furieux Fever To Tell, premier album de haute volée, les Yeah Yeah Yeahs ont ensuite énormément déçu avec un Show Your Bones mollasson et sans saveur. On attendait donc énormément de ce troisième opus, qui se devait de remettre le trio sur le devant de la scène.
Eh bien ils ont choisi de surprendre en optant pour le tout electro (ou presque). Pourtant la démarche n'est pas très originale : en ce moment, un nombre insensé de groupes décident d'échanger leurs guitares contre des claviers (Franz Ferdinand, Phoenix, Bloc Party...). Mais ici, le revirement est radical. It's Blitz! ne contient que peu ou pas de guitare électrique, les synthés ont tout envahi et mènent désormais la danse. Car c'est bien de danse qu'il s'agit ici, en tout cas sur les deux premières pistes : "Zero" et "Heads Will Roll" sont deux bombes survitaminées, dopées aux boucles électroniques et aux envolées synthétiques et qui, grâce aussi au chant de Karen O, emportent facilement l'adhésion, malgré de grosse ficelles un peu trop apparentes.
Juste après, c'est la rupture. Toujours de l'électronique mais une ambiance plus posée et des sonorités plus travaillées viennent transcender deux superbes pistes : "Soft Shock" mélange habilement riffs et mélodies synthétiques, tandis que "Skeletons" lorgne avec réussite du côté d'une pop atmosphérique et décolle au son de rythmiques martiales. Petit retour en arrière avec "Dull Life" et "Shame And Fortune" où on retrouve plus ou moins la recette que nous servaient les Yeah Yeah Yeahs auparavant, à savoir du rock bien crade et enlevé, qui manque un peu de finesse mais qui emporte aussi tout sur son passage. Ça reste quand même assez fade, plus proche des titres de Show Your Bones que ceux de Fever To Tell. On zappe.
Changement de registre avec "Runaway" : une ballade assez étonnante qui comporte un final épique, limite shoegaze, où règne en maître Nick Zinner et sa guitare pleine d'effets. "Dragon Queen" et "Hysteric" viennent ensuite chasser sur le terrain d'une electro-pop pas très inventive et donnent l'impression que cette nouvelle identité musicale des Yeah Yeah Yeahs commence déjà à manquer de souffle. Heureusement, "Hysteric" est rattrapée par une jolie fin qui permet d'aborder "Little Shadow", le dernier titre de It's Blitz!, dans de bonnes conditions. Ce morceau est de ceux qu'il faut écouter les yeux fermés, pour s'imaginer les grands espaces évoqués par d'amples échos électroniques et une rythmique toujours aussi judicieuse, très cinématographique.
Il est certain que cet album décevra un très grand nombre de fans attachés aux premiers ébats électriques des Yeah Yeah Yeahs mais il faut bien admettre que globalement, le virage est réussi. Ceux qui crachent sur cette invasion des synthés au sein des groupes rock peuvent dire tout ce qu'ils veulent, il n'empêche que cela se fait souvent avec réussite et permet d'ouvrir de nouveaux horizons à des formations en perte de vitesse, ce qui était le cas du trio mené par Karen O. Il reste après à faire le tri dans tout ce que propose l'électronique et essayer de ne pas faire du déjà-vu/entendu. Cela ne devrait pas être insurmontable pour Nick Zinner et ses comparses, tant It's Blitz! regorge de promesses et d'inspirations nouvelles.
Verdict : 3,5/5
"Zero"
Myspace
mercredi 8 avril 2009
M71 - School Of Seven Bells : "Alpinisms"
Fondé par Ben Curtis, le guitariste de Secret Machines, et les sœurs jumelles Deheza de feu On!Air!Library!, voici la nouvelle coqueluche hype de 2009.
Faut croire qu'après Animal Collective, la mode commence à avoir bon goût !
Voilà, il s'agit de School Of Seven Bells, ça s'abrège officiellement en SVIIB et pour mettre les choses au point tout de suite, l'album, intitulé Alpinisms (étrange ce pluriel...), est vraiment une sacrée claque ! Pas une claque comme celle qu'essayaient de nous infliger (en vain) les Secret Machines avec leur rock pataud et sans originalité, mais plutôt une claque comme peut en infliger un album né de la parfaite alchimie entre trois musiciens talentueux et dont la créativité était jusqu'alors tristement muselée.
Étrangement, l'influence musicale des anciens groupes des membres de SVIIB ne transparait jamais au sein de l'album. Ici, pas de guitares frondeuses ou de post-rock tristounet, mais beaucoup de shoegaze, de rythmiques tribales, de boucles électroniques répétitives et d'harmonies vocales éthérées.
Alpinisms est un album à écouter d'une traite et en boucle car il révèle toute sa saveur à mesure que notre esprit s'imprègne des moindres sonorités électroniques proposées par l'ex-guitariste, reconverti programmeur, Ben Curtis dont la rigueur mathématique sévissait déjà chez les Secret Machines. Petit à petit, alors que les morceaux défilent, on finit par être subjugué par ce cocktail magique de tribalité, de mélodies synthétiques et de voix vaporeuses.
En revanche, prenez une chanson de manière isolée et, à moins de tomber sur les douceurs immédiates de "Half Asleep" ou "Chain", vous trouverez cette musique morne et hermétique. Car toute la subtilité de cet album, finalement pas si facile d'accès, réside dans sa lente progression, et la capacité de SVIIB à faire sauter petit à petit tous les verrous de nos goûts musicaux pour nous submerger de la richesse de titres comme "Face To Face On High Places", "Wired For Light", "Connjur" ou "My Cabal".
Parvenant à surprendre, tout en évoquant une quantité faramineuse de références musicales, la musique proposée par le trio propage une transe irrésistible dans l'esprit de celui qui l'écoute. Le plus dur, au final, est de laisser cette transe entrer, pour permettre à son goût étrange imprégner nos papilles auditives, et la première chose à faire est donc de ne pas prendre peur devant les bizarreries musicales et le chant psyché des sœurs jumelles, gorgé de soupirs, de cris hallucinés, de paroles psalmodiées et d'envolées aériennes. Une fois accepté cela, Alpinisms sonne comme un coup de maître et son écho résonne encore longtemps dans nos oreilles après qu'il se soit achevé.
Verdict : 4,25/5
"Half Asleep"
Myspace
dimanche 5 avril 2009
M70 - Izia : "Izia"
Izia c'est le groupe de Izïa Higelin mais c'est moins rentable avec le [¨] sur le i.
Sinon, pour le reste, c'est une meuf cool, on dirait. Bon, déjà c'est la fille de JacquesHigelin (une filiation qui aide à démarrer); ensuite c'est la sœur de Arthur H (ça aide aussi) et puis EN PLUS elle fait rien comme son frère ou son père, et alors ça, c'est cool. Izia, elle fait pas genre "je fais de la chanson française comme papa et Arthur". Déjà, elle ne chante pas en français mais en anglais. Ensuite, elle nous sert un rock presque punk, presque pop, peut-être un peu anglais mais, en tout cas, efficace !
Bon autant le reconnaître tout de suite, Izia n'est pas hyper original. Ça fait penser à Juliette and the Licks mais sans les effets bizarres sur la voix. Ou alors à Gossip aussi...
"Back In Town", premier morceau de l'album détonne et on comprend vite que Izia, c'est pas un groupe qui se la joue petite voix gentille+piano. Le morceau commence pas un "trifouillage tranquille" de guitare électrique et d'un coup l'ampli monte et, de concert, on a basse, guitare, batterie et voix (Izïa). L'album va du très rock avec ce morceau, "Lola", "The Train" et "Let Me Alone" à la pop limite folk de "Disco Ball" et "Sugar Cane" en passant par du pop/rock façon Soko (mais énervée) avec "Life Is Going Down" et "The Light".
Comme pour beaucoup de premiers albums, on fait du name-dropping parce qu'on ne peut faire qu'entendre les influences de l'artiste. Mais comme peu de premiers albums, on sent déjà une personnalité et il semble qu'on ne peut qu'attendre avec impatience un deuxième album !
En patientant, vous pouvez aussi écouter celui-là qui sort le 13 avril ! Et elle sera au Printemps de Bourges et à Solidays. Un bon début non ?
Verdict : 3,5/5
IZIA "Let me alone" en Live au Nouveau Casino
Myspace
samedi 28 mars 2009
M69 - Peter Von Poehl : "May Day"
Un bijou de musique pop.
Envoûtant et délicat.
Peter Von Poehl, suédois résidant simultanément à Paris, Berlin et Stockholm, a longtemps été un de ces artistes discrets, guitariste au service des autres (pour Bertrand Burgalat, Alain Chamfort, Vincent Delerm, Birdy Nam Nam ou bien au sein du groupe A.S. Dragon. Ce n'est qu'en 2006 qu'il s'est lancé dans une aventure solo avec son premier album Going Where The Tea-Trees Are, un album de pop intimiste qui lui a permis de jouer en première partie de groupes comme Air ou Phoenix.
On le retrouve donc en 2009 avec son deuxième album, May Day. Et les fondements n'ont guère changé : Peter Von Poehl possède toujours ce timbre envoûtant et ce sens inné de la mélodie, celle qui vous transporte en l'espace de deux simples notes. Toutefois, alors que son premier opus pêchait parfois par manque de minutie ou au niveau de la production, celui-ci se révèle bien plus travaillé et fignolé. Les arrangements ne sont plus aussi minimalistes et chaque piste profite d'une instrumentation autrement plus complexe que ce que le suédois nous avait offert jusque là.
Et cela s'entend dès la première piste ! "Parliament" est un beau morceau d'introduction, plutôt rythmé, où s'entrecroisent piano, synthés, cuivres et violoncelles et sur lesquels vient se poser la superbe voix de Peter Von Poehl. Le ton est optimiste et on a tout de suite le sourire à l'entame de cet album.
Pour autant, l'ensemble de l'album n'est pas aussi joyeux et ce n'est pas plus mal. Si les pistes ensoleillées sont plutôt réussies ("Moonshot Falls", "An Eye For An Eye"), Peter Von Poehl n'est jamais aussi bon que lorsque qu'il chante avec mélancolie, sur ces mélodies dont il a le secret. Ainsi "Forgotten Garden", "Mexico", "May Day" ou encore "Lost In Space" sont de toutes beauté. C'est sur ses pistes que les progrès du suédois sont les plus flagrants : non content d'apporter son jeu de guitare raffiné, Peter Von Poehl a muni ces morceaux d'une multitude d'instruments qui contribuent tous à créer des ambiances uniques. Si "Lost In Space" retranscrit à merveille cette sensation de solitude au travers de ses claviers et ses chœurs aériens, "Mexico" et "May Day" profitent eux d'une basse très sonore sur laquelle se posent respectivement des cordes et un joli ensemble piano/cuivres. Ajoutez à cela que la voix du suédois est d'une justesse sans faille et vous obtenez des trésors de musique pop, un travail d'orfèvre. On retiendra également "Silent As Gold" : deux minutes et demi totalement habitées par la guitare acoustique du suédois et sa voix, plus angélique que jamais.
Ayant retenu les erreurs d'un premier disque au souffle court, Peter Von Poehl rectifie donc le tir avec May Day, un album intelligemment produit, tout en finesse et délicatesse, et qui ne souffre d'aucun point faible. Une jolie performance qu'on a hâte de voir sur scène (rendez-vous fin juillet pour son concert à Arles aux côtés de Peter Doherty).
Verdict : 4/5
"Parliament"
Myspace
mardi 10 mars 2009
Live Report 05 - Orange Odyssée
Orange Odyssée, ça vous dit quelque chose?
Si la réponse est oui, je me dois de vous adresser toutes mes félicitations étant donné que ce jeune groupe liégeois n'a encore sorti qu'une démo.
Si la réponse est non, il vous faut absolument réagir et pour ce faire, rien de tel qu'une petite présentation de ce groupe qui me tient tout particulièrement à cœur pour diverses raisons !
Orange Odyssée est composé de 3 membres (tous complètement accros à la musique): Hadrien Panelli (ou Billy Ray pour les intimes ...) à la batterie, Victor-Emmanuel Boinem au synthé et Quentin Remi à la basse. Maintenant que les présentations sont faites, on peut passer au plus important : la musique !
Premièrement, ne pas vous fier qu'à leur myspace, si vous en avez l'occasion (et je sais qu'il y a des belges qui nous lisent) allez (que dis-je, foncez !) les voir, vous ne le regretterez pas. La preuve fut encore donnée samedi soir où il parvinrent à conquérir la quasi totalité de l'auditoire avec une simplicité déconcertante ! Il faut aussi savoir que les live d'Orange Odyssée sont assez particuliers dans le sens où une très grande partie est laissée à l'improvisation. Cet aspect nous permet de découvrir l'univers aussi varié et improbable qui influence nos 3 liégeois (imaginez un instant ce que donnerait un habile mélange entre Superpitcher, Squarepusher et Battles par exemple). Univers dans lequel ils parviennent à nous transporter durant leur live, j'ai même cru avoir Squarepusher devant moi à certains moments, c'est vous dire !
Ensuite, je mentirais si je disais que je n'avais pas ramassé une grosse claque en les voyant ce week-end. Ces 3 gaillards arrivent à trouver la mélodie qui collera parfaitement à la ligne de basse lancée à tout hasard par un Quentin Remi planant sur des nuages minimalistes ou encore à une mélodie improbable lancée par un Hadrien Panelli déchainé!
Malgré le fait que leurs improvisations deviennent un peu n'importe quoi par moment, il n'en demeure pas moins qu'il y a une recherche derrière chaque morceau (ou partie de morceau) où il est possible de retrouver leurs nombreuses influences.
Je vous invite donc, dans un premier temps, à découvrir leur univers sur leur myspace.
Avis aux amateurs de minimales, d'expérimentale ou juste curieux de découvrir un jeune groupe prometteur, Orange Odyssée est pour vous!
Myspace
Ps: et ils ont même une page facebook: ici
lundi 9 mars 2009
M68 - The Prodigy: "Invaders Must Die"
The Prodigy est de retour et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça arrache sa maman !
5 ans après Always Outnumbered Never Outgunned, les 3 anglais nous reviennent avec un nouvel opus, leur cinquième officiel.
Il est impossible (ou presque) de ne pas connaître The Prodigy tant ils furent une machine à tubes (citons, par exemple, le cultissime "Smack My Bitch Up", le grandiose "Firestarter" ou encore l'improbable "Poison") dans les années 90. Du coup, difficile de partir sans apriori pour faire une critique correcte de ce monstre du Big Beat ... mais je vais quand même essayer de faire de mon mieux.
Bref, trêve de bavardage, l'album commence avec le titre éponyme : "Invaders Must Die" qui propose un beat puissant à souhait et une superbe intro ... On croirait même, à l'écoute des 25 premières secondes que les 3 cinglés se sont assagis mais, heureusement, ce n'est pas le cas. Vient ensuite le premier single de l'album, "Omen". Pas de doute, c'est bien du Prodigy : une voix sortie de nulle part hurlant "Omen", des beats de folies et un rythme imparable ... les anglais n'ont rien perdu de leur talent. On regrettera juste les bruits de clochettes au milieu du morceau qui, à mon humble avis, cassent tout ... enfin ne gâchons pas notre plaisir, ce début d'album a presque tué mes craintes que ce dernier opus soit aussi mauvais que le dernier des Chemical Brothers
Vient maintenant, selon moi, LE meilleur morceau de l'album: "Thunder". Évidemment, rien de bien transcendant, ça reste du Prodigy et la base est là mais sur ce morceau, il y a ce petit quelque chose d'inexplicable qui vous emporte loin ! En tout cas, la voix (semblable à celle du mythique "Out Of Space") est parfaitement posée sur la mélodie aux allures de reggae par moment (si si j'vous jure, de vrais gue-din ces anglais)!
"Colours" et "Take Me To The Hospital" viennent nous confirmer que les vrais Prodigy sont de retour, que leur précédent album n'était qu'une mauvaise blague ! Les 3 anglais sont enfin de retour et font taire les mauvaises langues affirmant que le groupe ne valait plus rien depuis le départ de Leeroy Thornhill. Certes, aucun titre n'arrive réellement au même niveau que "Pandemonium", "Narayan" ou encore "Charly" mais au moins, ils prouvent qu'Always Outnumbered Never Outgunned n'était qu'une bien triste erreur de parcours !
Passons au morceau suivant, "Warriors Dance" qui, durant les 50 premières secondes, nous fait redouté le pire avec un refrain digne de... David Guetta ! Mais fort heureusement, les sons rajoutés en fond rassurent malgré l'horrible voix de la chanteuse.
Le gros problème avec cet album, c'est qu'à partir de la moitié, on a l'impression que toutes les pistes sont semblables... aux anciens titres qui firent la gloire du groupe début des années 90. le plus bel exemple est sans aucun doute "World's On Fire". À son écoute, on a la fâcheuse impression d'entendre un edit de "Everybody's In The Place" tant la mélodie, le refrain et les voix sont sensiblement les mêmes ! Dans le genre inutile, on aussi droit à une reprise de "Omen" qui n'apporte strictement rien à l'album.
Pour les 4 derniers morceaux, je ne ferai qu'un simple paragraphe étant donné qu'ils n'apportent pas grand chose à l'album en restant néanmoins de bons morceaux dans la lignée directe des premières pistes.
Pour conclure, on peut, sans hésiter, dire que cet album est celui d'une renaissance qu'on attendait depuis maintenant 5 longues années, celui qui surclasse définitivement les Chemical Brothers, celui qui donne envie de voir The Prodigy en live (je vous le dis, tout de suite, vous aurez droit à un joli live report de leur performance à Werchter cet été).
Verdict: 3,75/5
"Thunder"
Myspace