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mardi 10 mars 2009

Live Report 05 - Orange Odyssée

Orange Odyssée, ça vous dit quelque chose?

Si la réponse est oui, je me dois de vous adresser toutes mes félicitations étant donné que ce jeune groupe liégeois n'a encore sorti qu'une démo.
Si la réponse est non, il vous faut absolument réagir et pour ce faire, rien de tel qu'une petite présentation de ce groupe qui me tient tout particulièrement à cœur pour diverses raisons !

Orange Odyssée est composé de 3 membres (tous complètement accros à la musique): Hadrien Panelli (ou Billy Ray pour les intimes ...) à la batterie, Victor-Emmanuel Boinem au synthé et Quentin Remi à la basse. Maintenant que les présentations sont faites, on peut passer au plus important : la musique !

Premièrement, ne pas vous fier qu'à leur myspace, si vous en avez l'occasion (et je sais qu'il y a des belges qui nous lisent) allez (que dis-je, foncez !) les voir, vous ne le regretterez pas. La preuve fut encore donnée samedi soir où il parvinrent à conquérir la quasi totalité de l'auditoire avec une simplicité déconcertante ! Il faut aussi savoir que les live d'Orange Odyssée sont assez particuliers dans le sens où une très grande partie est laissée à l'improvisation. Cet aspect nous permet de découvrir l'univers aussi varié et improbable qui influence nos 3 liégeois (imaginez un instant ce que donnerait un habile mélange entre Superpitcher, Squarepusher et Battles par exemple). Univers dans lequel ils parviennent à nous transporter durant leur live, j'ai même cru avoir Squarepusher devant moi à certains moments, c'est vous dire !

Ensuite, je mentirais si je disais que je n'avais pas ramassé une grosse claque en les voyant ce week-end. Ces 3 gaillards arrivent à trouver la mélodie qui collera parfaitement à la ligne de basse lancée à tout hasard par un Quentin Remi planant sur des nuages minimalistes ou encore à une mélodie improbable lancée par un Hadrien Panelli déchainé!

Malgré le fait que leurs improvisations deviennent un peu n'importe quoi par moment, il n'en demeure pas moins qu'il y a une recherche derrière chaque morceau (ou partie de morceau) où il est possible de retrouver leurs nombreuses influences.

Je vous invite donc, dans un premier temps, à découvrir leur univers sur leur myspace.
Avis aux amateurs de minimales, d'expérimentale ou juste curieux de découvrir un jeune groupe prometteur, Orange Odyssée est pour vous!

Myspace

Ps: et ils ont même une page facebook: ici

vendredi 30 janvier 2009

Live Report 04 - Transardentes 2009

Le 24 janvier avait lieu la seconde édition des "Transardentes" (version electro et indoor des Ardentes) à Liège. Je ne pouvais manquer un événement de la sorte dans la cité ardente.

Selon de nombreux festivaliers, la brochette de DJs proposée cette année était moins attrayante que l'année dernière (qui, je vous le rappelle, avait accueillis des artistes comme Carl Craig, Stephan Bodzin, Goldie, Mathew Jonson ou encore Felix Da Housecat) ... Personnellement, je suis loin de partager leur avis ! En effet, TC, Heartthrob, James Holden, Jeff Mills et Derick May, c'est du lourd. Un autre petit détail me fit bien rire, il paraitrait (selon les "djeuns" liégeois) que le concert le plus prisé de la soirée était ... Birdy Nam nam et le meilleur n'était autre que le grand, le superbe et le génie SebastiAn (bon d'accord, j'arrête l'ironie). Enfin, tout ça pour dire que l'electro devient de plus en plus une musique écoutée non pas pour ses qualités mais, hélas, parce que c'est hype d'écouter ce style, ce qui explique, à mon humble avis, le succès de Crookers, Justice (et le reste d'Ed Banger) ou encore Don Rimini.

Mon coup de gueule terminé, je peux enfin aborder les artistes qui animèrent cette soirée.
Pour débuter celle-ci, rien de tel qu'un peu de drum and bass! Par chance, c'est TC qui se produit en compagnie de Mc Jack. Dans l'ensemble, je fus assez impressionné d'une part par la présence scénique du Mc qui n'a pas arrêté de communiquer avec le public et d'autre part par le set de TC. Certes, les transitions laissaient à désirer à certains moment mais ses productions ("Rockstar" et "Where's My Money" par exemple) étaient vraiment des mieux jouées.

Mais il est déjà temps d'aller voir Heartthrob qui a pris la relève dans la salle minimale/techno. Bon pour ceux qu'ils ne le connaissent pas, il s'agit d'un membre de la bande à Richie. Il est donc bien évidemment sur le label M_nus et a pour professeurs ... Richie Hawtin, Magda et Troy Pierce (tiens donc) et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il apprend bien ses leçons ! On a eu droit à un live d'une heure et demi des plus agréables. De bons sons bien minimalistes tout en restant dans l'accessible, il est très doué et j'ose espérer le revoir très prochainement.

Il est 23h et voici enfin James Holden, le monstre du label Border Community avec son pote Nathan Fake ! Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il en impose musicalement. Il est du genre à lâcher des sons sortis de nulle part avec une simplicité déconcertante ... sans oublier bien évidemment ses remixes plus beaux les uns que les autres (je n'évoquerai que le morceau de Nathan Fake, "The Sky Was Pink", remixé par James Holden ). Trêve de bavardages inutiles, sa prestation était tout simplement splendide !

Après deux heures, le prodige anglais cède sa place au très attendu Jeff Mills, pionnier de la techno de Detroit. Ce homme, considéré comme la maître absolu de la techno par de nombreux amateurs du genre, était bien décidé à marquer cette édition et ce, de la plus belle manière possible. Alors qu'il aurait pu se reposer sur ses lauriers et se contenter de passer ses titres phares, il a donné l'impression de faire le live de sa vie tant il était concentré et attentif au moindre son qu'il envoyait. Malgré une prestation hors du commun (autre chose que Dave Clarck ...), la salle s'est vidée petit à petit si bien qu'après une heure et demi, il ne restait plus que 1000 personnes (sur les 3000 présentes au début, c'est triste). Pourquoi donc ? Mais parce que Birdy Nam Nam présentait son nouvel album dans la salle à côté ...

Cette année, nous avons droit à, je cite : "Probablement, le duo de DJs le plus érudit du monde". En effet, pour clôturer cette deuxième édition des Transardentes, rien de tel que Cosmic Twins (à savoir Derick May et François Kevorkian) ! J'ai assisté à un peu plus d'une heure et demi de leur set et je dois avouer que j'ai un peu de mal à cacher ma déception. D'accord, c'était loin d'être mauvais mais il y avait de quoi s'attendre à mieux de la part de ces deux légendes de la musique électronique. Je décide donc de faire un petit détour par Tocadisco avant de rentrer chez moi. J'aurais mieux fait de m'abstenir. J'ai d'abord pris soudainement un coup de vieux (c'est triste à 19 ans) en pénétrant la salle et ensuite, je me suis fait du mal pour rien. En effet que pouvais-je espérer de cet artist e? Rien si ce n'est un énième remix de "Smack My Bitch Up" ou de "Killing In The Name".

Dans l'ensemble, ce fut une soirée très agréable malgré les gens qui viennent juste parce que c'est la mode et que c'est "The place to be" si on veut être un jeune cool ! Enfin, c'est pas comme si j'en avais vu beaucoup en minimale/techno.

mardi 18 novembre 2008

Live Report 03 - I Love Techno 2008

Ce samedi 15 novembre de l'an de grâce 2008, à Gand (au Flanders Expo pour être plus précis), avait lieu la treizième édition du célèbre festival "I Love Techno". Je m'y suis rendu et je me dois de vous donner mes impressions sur cette nuit qui avait tout pour être parfaite.



Cette année encore, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands et nous proposaient une affiche du feu de dieu : Underworld, Hot Chip, Richie Hawtin, Magda, Dr. Lektroluv, Booka Shade et bien d'autres.

J'arrive à 21h au Flanders Expo de Gand, le temps de rentrer dans l'immense bâtiment... Il était déjà trop tard pour voir les 4 virtuoses de Birdy Nam Nam. Tant pis, je vais me placer idéalement pour Hot Chip ! Un live d'une heure d'une qualité remarquable. "Grandiose", tel est le mot qui conviendrait à merveille pour qualifier leur performance. Bien évidemment, tous les gros titres du groupe anglais y sont passés: "Ready For the Floor", "Over and Over" et "Boy From School".



Après cet excellent live, place aux allemands de Digitalism ! J'attendais beaucoup d'eux étant donné leur fort bon premier album (Idealism pour ceux qui l'ignoraient encore). Je dois cependant avouer que ce fut décevant. Autant ils m'avaient impressionnés au Pukkelpop en 2007, autant je les ai trouvés... insipides. Alors certes, ce n'était pas infect, il y eut de bons passages mais nous étions en droit d'attendre beaucoup plus de la part du duo allemand !

Voici maintenant le moment le plus attendu de la soirée (pour moi du moins): Underworld (en live de surcroît !). Il est minuit et demi, ils entrent en scène. Pas de round d'observation, le début du set est très très techno ("t'as vu on dirait, Dave Clarke" hurle un immonde personnage derrière moi) ... C'est très bien fait, certes mais, comment dire, on se demande où ils veulent en venir. Heureusement, la réponse arrive vite et de la plus belle des manières: tel un don du ciel, les britanniques nous lancent "Beautiful Burnout". Monstrueusement beau, scandaleusement bien ... la machine Underworld est lancée et ne s'arrêtera qu'une heure trente plus tard (à 02h00 pour ceux que ça intéresse). Les anglais nous ont proposés une panoplie de titres plus grandioses les uns que les autres : "Rez", "Cowgirl", "Beautiful Burnout", "Two Months Off", "Crocodile". Pour terminer ce live, sans aucun doute le meilleur de ma vie, nous avons eu droit au classique des classiques: "Born Slippy Nuxx" ! Un pure régal du début à la fin, encore maintenant, j'en ai des frissons tant c'était impressionnant !

Après ce pure moment d'anthologie, place à Richie Hawtin qui, pour l'occasion était venu avec quelques amis de son label M_nus, à savoir Magda, Heartthrob, Gaiser, Troy Pierce et Marc Houle (en gros que du lourd). C'est donc parti pour ... 4 heures de minimale (à vrai dire, je n'en ferai que deux et demie car l'envie de revoir ce bon vieux Dr Lektroluv était trop grande). Nos amis de M_nus étaient bien décidés à marquer de leur empreinte cette treizième édition et on peut dire qu'ils n'y ont pas été avec le dos de la cuillère (si vous me permettez l'expression). Un live que je ne risque pas d'oublier tant il était, qualitativement parlant, au dessus du lot (et pourtant inférieur à Underworld, c'est vous dire). Et dire que certains ont préféré voir Justice en osant les qualifier de surdoués, de génies et voire même de dieux... il n'y a donc vraiment plus de jeunesse !

Pour finir cette soirée/nuit, que demander de plus que Dr Lektroluv ? Pas grand chose, si ce n'est un peu moins de bruit inutile ! En effet, à croire que Stefaan Vandenberghe, de son vrai nom, commence à se faire vieux et ne s'entend plus... Du coup, il se sent obligé de faire du bruit avec son joli téléphone blanc (qu'il a sûrement acheté à une batte à boudin de Flandre orientale). Alors oui le public était fan, alors oui il a mis une certaine ambiance mais non, désolé, Mr Lektroluv mais vous redescendez bien bas dans mon estime. À croire que vous avez passé les deux derniers mois enfermé dans une cave avec, pour seule compagnie, Crookers, Boys Noize et Dave Clarke!


jeudi 24 juillet 2008

Live Report 02 - Massive Attack : Theatre Antique d'Arles

Héhé après Radiohead aux Arènes de Nîmes, me voilà avec Massive Attack au Théâtre Antique d'Arles ! Encore des grands... Si j'arrivais à voir Portishead avant la fin de l'année, ce serai trop bien... Bref !





J'arrive à 20h dans le Théâtre pour le concert prévu à 21h et la moitié des places sont encore vides. Ça me surprend : à Nimes, ça se remplit quand même plus rapidement... Bref, je peux m'asseoir sur les gradins en pierre plus ou moins bien en face de la scène.

Le temps passe, la tension monte, les marches se remplissent et la nuit tombe.

21h : Toujours rien... mais le Théâtre commence à être bien rempli !

21h15: Héhéhé ! Voilà Fink ! Je découvre d'ailleurs qu'ils sont 3 dans Fink, je pensais qu'ils étaient 1 !
Il y a une batterie, une guitare pour le "leader" de groupe et une grosse basse énorme pour le dernier.
Ça démarre avec "Biscuit for Breakfast", aussi bien que sur l'album. Et ils enchaînent les morceaux normalement avec des p'tites pauses entre, des "salou ce va?" et des "we would like to thanks Nova and le Fnac" qui permettent d'apprendre qu'ils ont été découvert par Radio Nova !

Bref, à 22h, des techniciens s'affairent pour avancer sur le milieu de la scène les nombreux instruments de Massive Attack. Oui nombreux : 2 guitares électriques, 2 batteries, 2 claviers, une boite à rythme et 5 micros ! Là, on se dit: "mais ils sont pas deux normalement?". Bon, on a le temps de réfléchir, ils se font attendre.

22h30 : Aaaaaah les voilà, ils sont 6 ! Et hop, c'est parti ! Le public hurle, les enceintes aussi, les barres de diodes horizontales nous flashent les yeux. Ils enchaînent les gros titres pour nous mettre en jambe "Teardrop", "Angel", "Risingson", etc...



C'est d'ailleurs pendant "Risingson" qu'on se rend compte que, en fait, c'est vachement pratique pour écrire des trucs les barres de diodes.

Et ça dure longtemps : le concert finit vers minuit et demie, et pendant tout ce temps, ils ont su faire monter crescendo, jusqu'à nous (en tout cas moi ) mettre en transe. Les mains crispées, les jambes qui suivent un rythme, les bras un autre, essoufflés à force de chanter... Bref, pour le coup, ils nous ont fait vibrer.

Voilà une autre vidéo pour que vous puissiez mieux imaginer l'ambiance...



Ah oui, au fait, on a eu droit à deux rappels comme pour Radiohead ! Dont un qui a bien duré 15 minutes !

Bref, un concert d'exception autant pour la performance du groupe que pour la scénographie

lundi 16 juin 2008

Live Report 01 - Radiohead : Arènes de Nîmes

Ce 15 juin 2008 avait lieu aux Arènes de Nîmes, après deux dates à Paris et une la veille à Nîmes déjà, un des concerts les plus attendus de l'année: Radiohead ! Et j'ai eu la chance d'y être alors je ne peux pas ne pas vous raconter!


18h : Ouverture des grilles, fouilles aléatoires. Beaucoup de monde. Des gens font la queue depuis deux heures de l'après-midi (des fous)...

18h45 : "Tiens si j'allais faire la queue"

18h50 : Dans les arènes :D

19h30 : Euh ben on attend. Un concours d'avion improvisé s'organise, on applaudit les gens qui font des avions traversant toute les arènes (on s'occupe comme on peut).

20h26 : Bat For Lashes fait son entrée! Et Bat For Lashes c'est "trop de la boule de sa mère" ! Tiens, il faudra que je fasse un article... Bref, la chanteuse et le reste du groupe rentre et première constatation elle est TROP jolie mais alors vraiment.. et très très bien habillée.
Bon, c'est pas le plus important (?), elle chante super bien, tente de communiquer avec un public pas hyper réceptif, et nous offre deux chansons du prochain album.



Elle joue jusqu'à 21h20, quitte la scène sous les applaudissements... et quelques huées.

21h33 : Oh? un mec qui monte sur une échelle !

21h45 : Element Lab, les scénographes de la tournée de Radiohead, déploient leur mise en scène. Des tubes lumineux suspendus au dessus de la scène, derrière le groupe, un écran qui prend toute la largeur de la scène et des spots en forme de nid d'abeilles. Element Lab avait déjà fait la scéno de Daft Punk l'année dernière et c'est eux qui ont assurés le mur de néons du clip de "Speed Of Sound" de Coldplay. Bref, c'est une scène trop bien qui se forme sous nos yeux.

22h : Comme pour les Daft l'année dernière, on doit attendre qu'il fasse nuit pour que ça commence...

22h01 : éhé ! Les voilà ! Sous les applaudissement du public, enfin, Radiohead rentre sur scène !






C'est parti pour 2h de Radiohead avec deux rappels!

On commence avec "Bodysnatcher", histoire de nous mettre en forme. Thom Yorke à l'air un touuut petit peu éméché voir même un peu cocaïné. Je sais pas si c'est parce qu'on s'habitue ou parce que il se renormalise mais ça disparait rapidement.
Le groupe enchaine des morceaux récents de In Rainbows et Amnesiac avec des plus anciens de Kid A et OK Computer dans le désordre chronologique. Pour les tubes du début de Radiohead, le public se met à crier et sauter beaucoup plus que pour les morceaux récents. Signe d'un Radiohead en perte de vitesse ? Bonne question. En tout cas, la rapidité de vente des places semble prouver le contraire !

Pas de grande originalité dans la manière de chanter ou de jouer les morceaux. Sans la mise en scène et l'ambiance, ça ressemblait un peu à la discographie de Radiohead en lecture aléatoire...
Bon, je ne regrette pas non plus. Radiohead en concert ça s'oublie pas!

Une dernière vidéo pour la route d'une copine qui y était samedi soir !